Politique familiale globale

L’expression « Politique familiale globale » fait partie en France du langage commun. La politique familiale globale est une politique autonome. Elle n’est ni le volet, ni un simple corollaire de la politique sociale.

La politique familiale est l’acte de foi d’un Nation dans son avenir, tant il est vrai que la première richesse est humaine et que le défi prioritaire à relever est le défi de l’éducation qui est la responsabilité des familles, de l’Ecole, de l’Etat et de la Société. On reconnait qu’une Nation fait une politique familial active, lorsque ses différentes politiques (fiscalité, logement, éducation, santé, communication, équipements…) intègrent le fait familial, les réalités familiales et les impératifs et intérêts familiaux. Dans une conception globale de la politique familiale, les mesures relatives à la vie familiale seront donc définies à l’intérieur des grands secteurs politiques. Dans le cas contraire, il faudra craindre que la politique familiale ne couvre un champ d’activité très réduit, qu’elle soit parcellisée et qu’elle manque donc d’unité et de cohérence, deux caractéristiques de la famille.

La politique familiale se distingue de l’assistance. L’assistance a pour rôle de corriger sur le champ des carences et des injustices individuelles. La politique familiale globale s’inscrit dans une logique de promotion des familles dans tous leurs droits. Néanmoins, lutter contre la pauvreté est un devoir de justice. L’action contre la misère doit être globale et faire appel - au-delà de l’attribution d’aides alimentaires ou financière - à l’éducation et à l’information. Il faut assurer aux pauvres le minimum vital, mais en même temps, tout mettre en œuvre pour leur restituer ou leur faire acquérir le maximum d’autonomie. L’assistance ne peut pas être une solution durable.

Dire que la politique familiale est globale, c’est signifier :
- qu’elle prend en considération la Famille dans sa totalité (tous ses membres) et dans la plénitude de sa nature communautaire. Exemple : la politique du vieillissement est un volet de la politique familiale globale.
- qu’elle reconnait chaque famille comme étant actrice civique, éducative, sociale, économique et culturelle à part entière, avec ses responsabilités, charges et intérêts et en conséquence ses devoirs et ses droits spécifiques.
- que les intérêts familiaux et les fonctions familiales ont une valeur au moins égale à celle qui est reconnue à d’autres intérêts et fonctions. D’où la nécessité d’expliquer la place des familles dans la Société, leurs problèmes et leurs droits. L’UDAF sert simultanément l’intérêt des familles et l’intérêt général.
- que la « dimension familiale » est une donnée prioritaire que doit respecter toute politique inspirée des Droits de l’Homme et nourrie de réalisme. En conséquence, la préoccupation des intérêts familiaux devrait être présente, tel un réflexe, à l’esprit de tout décideur.

Les fonctions et responsabilités familiales ont entre elles des dépendances très fortes. En conséquence, les politiques relatives à l’une ou l’autre de ces fonctions doivent s’inscrire dans une perspective globale pour respecter et protéger l’harmonie et la continuité de la vie familiale.

Il y a donc un enchaînement continu des volets de la politique familiale, parce que la famille n’est pas une situation limitée à un âge de la vie. Nul ne peut, en effet, à son gré, mettre en parenthèses, ses responsabilités parentales, ni oublier ses devoirs de fille ou de fils.

Seraient marquées du signe de l’injustice les politiques qui ne protègent pas les plus faibles. Qui est plus vulnérable qu’un enfant ? Qui sont plus faibles qu’un vieillard et une personne dépendante ? Qui méritent plus de considération sociale que des parents qui pérennisent la société par le choix qu’ils font d’avoir des enfants et de les élever. Si un enfant est, pour un couple, la source d’un grand bonheur, son entretien impose à ses parents une charge qui se concrétise en termes d’argent dépensé et de temps passé. A leur effort d’investissement, la société doit logiquement répondre par la solidarité. L’éducation, l’accès aux soins de santé, la compensation des charges familiales, l’information, et ce ne sont que des exemples, constituent comme le logement, des droits familiaux attachés au droit de vivre dans la dignité. C’est sur ce droit que doit se fonder et pourra seulement se développer une politique familiale cohérente, reposant sur le socle de valeurs qui qualifient la Famille et garantissent aux familles des conditions de vie qui tiendront compte de leurs fonctions, besoins et attente légitime. La volonté politique se manifeste au moment où se décident les choix budgétaires.

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